Actualité En paroisse Le mot du chapelain

L’histoire de notre paroisse

Le Sacré-Coeur de Bucarest

Aux origines de notre paroisse, il y a la venue en Roumanie, dès 1906, des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul, appelées par le Prince Vladimir Ghika. Vers 1912 les soeurs de la Charité, soutenues par le Prince Vladimir Ghika acquièrent sur la chaussée Jianu un ancien pavillon de chasse sur le terrain duquel va bientôt s’élever l’hôpital St-Vincent de Paul – aujourd’hui Hôpital Dr Parhon Bd Aviatorilor n° 34 – avec unematernité et un dispensaire où des médecins bénévoles dispensentdes soins gratuits, les riches payant pour les pauvres.

En 1930 est érigée la grande chapelle publique (devenue notre église paroissiale), desservie par les Pères lazaristes, pour lesquels a été érigé un presbytère à l’autre angle du quadrilatère. Ils font aussi office d’aumôniers de l’ensemble hospitalier et de la communauté des Soeurs.

En 1923, à l’âge de 50 ans, le Prince Ghika est devenu prêtre à Paris. Aumônier des étrangers, prêtre dans la banlieue rouge de Villejuif où il jette les bases d’une future paroisse, fondateur de communauté nouvelle à Auberive sur le plateau de Langres, aumônier des Congrès Eucharistiques Internationaux, il revient chaque été quelques semaines en famille à Bozieni en Moldavie.

Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, Mgr Ghika participe activement à l’apostolat autour de la paroisse gréco-catholique Saint-Basile d’une part, de l’église latine Saint-Vincent de Paul (Sacré-Coeur) et des services hospitaliers d’autre part.

Après l’abdication forcée et l’exil du Roi Michel (décembre 1947), puis l’installation d’une éphémère république fantoche à laquelle préside l’honorable Dr Parhon, l’hôpital où il officiait, comme toutes les institutions d’Eglise, est confisqué.Pour sauver ce qui peut l’être, les Filles de la Charité le vendent à l’Etat français.

A l’automne 1948, la persécution éclate, mais les communistes se gardent d’occuper l’église et le presbytère. C’est là que Mgr Ghika trouve refuge, jusqu’à son arrestation le 18 novembre 1952.

Le 16 mai 1954, Mgr. Ghika meurt martyre dans la prison de Jilava, près de Bucarest . Il a été béatifié à Bucarest, le 31 août 2013.

Pendant plus de 30 ans, l’église restera fermée, le presbytère sert de logement d’appoint à des coopérants scolaires. A partir des années 1980, deux fois l’an aux grandes fêtes, un prêtre français vient célébrer la messe pour les membres du corps diplomatique. A partir du 18 novembre 1991, l’église est rendu au culte publique quotidien, avec la création d’une nouvelle paroisse territoriale roumaine, tandis qu’un prêtre de langue française assure la pastorale pour cette communauté linguistique.

La communauté francophone est une communauté multinationale (on compte 13 nationalités sur la paroisse).

Chaque dimanche la messe en langue française est célébrée à l’église du Sacré Coeur.

La catéchèse ainsi que de nombreuses activités pastorales sont proposées tout au longue de l’année pour les enfants, les jeunes, les adultes et les familles francophones.

Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance en vous!

Notre père bx. Vladimir Ghika, priez pour nous!